Ancienne Usine Des Moulinages De Lodève

Bonjour amis photographes et explorateurs urbains.

Voici de nouvelles photos, prises à l’ancienne usine des moulinages de Lodève, dans le Sud de la France. Construite à partir de 1899 pour la compagnie drapière Gallia, elle ferme vers 2004.
Dans l’industrie textile le moulinage est l’action de tordre le fil de soie. Le moulinage se situe entre la filature et le tissage.
Ces usines étaient de longue bâtisses situées au fond des vallées près des cours d’eaux.
L’industrie textile à Lodève date déjà du Moyen-âge, et la ville a connu plusieurs usines. En 1288, un règlement sur la fabrication des draps de Béranger, évêque de Lodève, établit déjà l’ancienneté de ce « métier de draperie » et l’existence de nombreux drapiers dans la ville et les faubourgs.

En croisant des informations sur Internet, il semblerait que l’ancienne usine des moulinages de Lodè fasse partie d’un ensemble de bâtiments qui correspond à plusieurs usines qui se sont succédées au cours des années.
Apparement, la partie principale de l’usine était une manufacture de draps, les établissements Teisserenc et Harlachol. Usine de tissage de laine dont la fermeture date de 1960, mais on trouve aussi le nom de Teisserenc et Vissecq.
A côté coule une rivière, la Lergue, et servit aux usines de Bouldous et de Bellerive. Barrages, chaussées et canaux montrent l’importance de l’eau dans le traitement de la laine, utilisant la force des cours d’eau.

L’activité textile va prendre son véritable essor en 1726 sous l’impulsion du Cardinal de Fleury, originaire de Lodève, devenu Premier Ministre de Louis XV. Il assure à la cité le monopole de la fourniture en draps pour la confection des tenues des troupes royales d’infanterie. Lodève devient alors la capitale du drap pour la troupe pendant près de deux cents ans et atteint son apogée au milieu du XIXe siècle.

Les bâtiments industriels des XIXe et XX siècles correspondent à l’apogée des années de production. Plus grands, car les machines deviennent plus imposantes, et la main d’œuvre augmente sur les postes de travail.
La présence des cheminées en brique témoigne de l’utilisation d’une autre source d’énergie que celle hydraulique. Les toits en pente (toit en shed) montrent la recherche et les efforts afin d’avoir plus de lumière dans les ateliers.

Dans les années 90 la municipalité s’oriente vers une nouvelle stratégie de développement et ose le pari audacieux de la culture comme levier de développement touristique et économique.
Dans les années 2000, le collectif Rialto souhaite transformer l’usine désaffectée en friche culturelle.
Le Collectif Rialto est une pépinière d’activités créé dans le but de sauver la friche industrielle des Moulinages Lodévois, cédée par le propriétaire. e sont 12000 mètres carré et autant de terrain dédiés à la création artistique, à innovation culturelle et sociale , de mutualisation des savoirs, des compétences et des productions.

Maintenant il ne reste plus grand chose dans ces lieux abandonnés et chargés d’histoire, mais on y ressent tout de même différentes sensations en les explorant, de jour comme de nuit.
On y trouve des graffitis, des objets insolites, cassés ou non, et même des carcasses de voitures (car il y avait un atelier garage).

Profitez bien de la photographie, de l’exploration urbaine, et soyez prudent et respectueux!

NOTE IMPORTANTE:
L’exploration urbaine peut être dangereuse et illégale, alors faîtes attention si vous visitez ces lieux abandonnés. Nous ne vous encourageons pas à les explorer, mais si vous le faîtes, veuillez s’il vous plait respecter ces lieux anciens. Vous entrez à vos risques et périls!

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